Découvrez une nouvelle rubrique Vie intime, consentement et parentalité

Publié le 03/10/2023 ‐ Mis à jour le 15/11/2023

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Quel moyen de contraception adapté choisir ? Vais-je transmettre mon handicap à mon enfant ? Qu’est-ce que le consentement ? Vous avez des questions sur la sexualité, l’intimité, le consentement, la parentalité… ? Mon Parcours Handicap vous informe sur ces questions et bien d’autres. 

Cette nouvelle rubrique vous présente également les centres ressources appelés INTIMAGIR qui ont pour mission d’écouter, informer et orienter les personnes en situation de handicap et leurs aidants sur l’ensemble de ces sujets.

Quelles informations trouver dans la rubrique « Vie intime, consentement et parentalité » ?   

Une rubrique créée autour de 3 grands sujets

Mon Parcours Handicap s'enrichit d'une nouvelle rubrique « Vie intime, consentement et parentalité ». Cette nouvelle rubrique est composée de trois parties : 

  1. « Trouver une réponse personnalisée prêt de chez vous » ; 
  2. « Vivre votre vie intime, affective et sexuelle » ;  
  3. « Devenir et être parent en situation de handicap ».

Dans la lignée de tous les contenus déjà publiés sur Mon Parcours Handicap, cette rubrique apporte de l’information officielle, fiable, facilement compréhensible et qui sera régulièrement actualisée pour répondre au mieux aux attentes des personnes en situation de handicap et leurs aidants.  

Des interlocuteurs clés : les centres ressources INTIMAGIR

Les centres ressources INTIMAGIR sont de interlocuteurs clés sur les sujets de la vie intime, affective, sexuelle, la parentalité et les violences sexuelles. Selon les régions, les centres ressources INTIMAGIR peuvent prendre des formes différentes et proposent : un accueil téléphonique, un lieu d’accueil, une adresse email, des pages sur les réseaux sociaux et/ou site internet … Où chaque personne en situation de handicap, ou toute personne qui l’accompagne, peut s’informer et être conseillée sur ces différents questions.

Les centres ressources INTIMAGIR sont en cours de déploiement dans toutes les régions de France. 

À noter : à date il n’existe pas de centre ressource INTIMAGIR dans les DROM sauf à la Réunion. En l’absence de centre dans votre région, vous pouvez vous adresser aux centres de santé sexuelle de votre département.  

Une carte interactive vous permet de trouver le centre ressource INTIMAGIR le plus proche de chez vous.   

Les centres ressources INTIMAGIR sont un appui complémentaire à celui assuré par les autres acteurs auprès des personnes en situation de handicap comme les professionnels de santé (médecin, gynécologue, sage-femme, etc.), les professionnels au sein des établissements et services, les pairs et les associations.   

À savoir : vous pouvez vous adresser aux centres ressources INTIMAGIR sans notification MDPH.   
 

Des témoignages vidéo accessibles 

Retrouvez sur Mon Parcours Handicap les trois témoignages vidéo de Sandrine Ciron, Lydie Gibey et d’Alexis Gannat, Michaël Jérémiasz.
 

Mickaël Jérémiasz témoigne de sa paternité épanouie et délivre un message d’espoir pour toutes les personnes en situation de handicap qui se posent des questions sur la parentalité.

Mon Parcours Handicap – Parentalité, témoignage de Mickaël Jérémiasz

Contexte

Mickaël Jérémiasz 

Le témoignage de Mickaël Jérémiasz 

Je n'avais aucun rôle modèle de ce qu'est un papa en fauteuil roulant. J'ai plein de potes, des potes en fauteuil roulant, des copines en fauteuil roulant, mais je n'ai pas d'exemples de potes qui ont vécu pendant le moment où on se fréquentait, de jeunes papas en fauteuil roulant.
Je m'appelle Michaël Jeremiasz, j'ai 41 ans. Je suis ancien champion paralympique de tennis fauteuil. Je suis devenu paraplégique suite à un accident de ski à l'âge de 18 ans et aujourd'hui je suis entrepreneur, consultant, producteur et papa. J'ai eu mon accident en 2000. Je redécouvre progressivement, un peu maladroitement puis ensuite en reprenant confiance la sexualité. J'ai une sexualité très épanouie pendant
huit, neuf ans après mon accident. Je rencontre l’amour, c'est la première fois que je tombais amoureux de ma vie. Trois ans plus tard, on se dit qu'on veut des enfants.
Donc en 2012, on se marie et en fait là on se rend compte qu'on a une infertilité de couple. Donc c'est un parcours du combattant qui s'enclenche et il nous faut trois ans, trois ans de procréation médicalement assistée, de FIV. Le résultat c'est qu'on sait, pour avoir fréquenté justement des hôpitaux, des cliniques et des couples, qui pour certains n'y arriveront jamais, on sait qu'on a eu de la chance, même si c'est plus facile en général pour la majorité des gens d'avoir des enfants. Et donc en fait, j'avais une peur de tout. Comment je vais prendre le bébé ? Est-ce que je vais pouvoir l'emmener, est-ce que je vais pouvoir le transporter, comment je le mets dans la voiture, comment je le sors de son landau, comment je lui donne à manger ?
Et je me posais toutes ces questions là et en fait, j'ai été comme beaucoup de papas et beaucoup de mamans, peut-être un peu maladroit, peut-être pas forcément le plus efficace au début, mais en fait j'ai fait du mieux que j'ai pu et je crois que je me suis pas trop mal débrouillé.
En fait, on n'a pas de guide pratique, alors il y a des livres, il y a plein de choses mais moi je n'avais pas vraiment d'idée de ce que c'était. Donc j'ai expérimenté, j'ai adapté mon environnement, j'ai adapté ma façon de le porter, de partager des
choses avec lui. Il s'est passé des mois, vraiment des mois avant que je sorte seul de chez moi avec le bébé. Et ça a été finalement assez compliqué au début, juste d'avoir des réponses à mes questions. Un siège bébé où vous devez aller de côté comme ça, ce n'est pas pareil. Il faut trouver le siège bébé qui se tourne dans la voiture, la poussette, qu’elle type de poussette, de quelle manière sans s'abîmer, sans se faire mal au dos ? Donc j'ai expérimenté et j'ai trouvé plein de solutions. Et ce qui est très drôle, c'est qu'entre le premier et le deuxième, qu'est ce qui se passe entre-temps ? C'est l'expérience. Le deuxième, il avait à peine une semaine, je le prends, je le prends dans son landau, je le mets dans un porte bébé, je prends mon fauteuil roulant, j'ai un petit scooter électrique que j’adapte, je le prends, le bébé s'endort sur moi, dix minutes plus tard, j'arrive à l'école de mon fils. C'est une petite plateforme derrière, mon fils qui est debout derrière moi, le bébé dans les bras. Ce n'est pas un sujet. C’est-à-dire qu'en fait je sais, et donc entre le premier et le deuxième, je suis devenu un papa expérimenté. Mais finalement, comme tous les papas. Après la réalité c'est que je pense qu’on a besoin d'un accompagnement plus important, d'informations. De toute façon, ce qui est valable pour la parentalité des
personnes handicapées, c'est valable pour tout ce qui concerne le parcours de vie d'une personne handicapée, c'est qu'on manque d'outils, on manque d'informations pour pouvoir vraiment compenser ce qui nous est arrivé et pour pouvoir avoir les mêmes droits, les mêmes libertés et pour pouvoir jouir de ce que la société a à nous offrir. Et donc sur la parentalité, ça ne fait malheureusement pas exception de pouvoir référencer tous les outils, toutes les adaptations, et aussi potentiellement les témoignages de gens qui vont nous rassurer sur le fait qu'on peut être des très très bons parents, qu'on soit handicapé ou pas, et à partir du moment où on est aimant, pour moi, on sera de toute façon un bon parent.
 

Le blog de Sandrine est destiné aux femmes en situation de handicap. À travers celui-ci elle parle de féminité, sexualité, mode, maternité… lorsqu’on a un handicap. Le ton est moderne et sans filtre ! Elle témoigne.

Mon Parcours Handicap – Sexualité, témoignage de Sandrine Ciron

Contexte 

Sandrine Ciron dans son appartement. 

Témoignage de Sandrine

Si tu veux un coup d'un soir, si tu veux faire l'amour dans des champs, dans une
voiture, allumer ton mec, bah vas-y en fait. Ton handicap, c'est pas un frein. Je
m'appelle Sandrine Ciron, je suis IMC, c’est infirme moteur cérébral. J'ai cet
handicap depuis ma naissance et je vis très bien avec. Dès mon adolescence, j'ai
toujours aimé séduire et j'ai eu des petits copains comme n'importe quelle fille et
tout. Et après j'ai eu des coups d'un soir, j’ai eu des sexfriends, voilà quoi ! Quand
j’étais sur les applications j'étais dans une période très compliquée, je m'étais
séparée de mon ex et tout ça et j'avais juste envie de m'éclater. Et surtout le truc très
important il faut que la personne soit naturelle, il faut pas qu'elle voit le handicap, il
faut que la personne voit la femme avant tout. Moi j'ai la chance d'avoir un homme
qui est très ouvert sur la féminité, sur la sexualité, sur le désir. Dans notre pays, la
sexualité est déjà un sujet très tabou, mais quand on est une femme en situation de
handicap, limite on n’a pas de vie sexuelle.

Les centres ressources INTIMAGIR écoutent, informent les personnes en situation de handicap sur leur vie intime, affective, sexuelle, la parentalité et les violences sexuelles. Ces centres les orientent également vers des interlocuteurs adaptés à leurs besoins.

Lydie Gibey et Alexis Gannat, centre ressource INTIMAGIR en Île-de-France

Contexte 

Alexis et Lydie dans le centre ressource INTIMAGIR Ile-de-France. 

Témoignages de Lydie et Alexis

La question de la sexualité et du handicap est une question légitime.
Avoir des questions sur la sexualité de manière générale est tout à fait normal.
Alors les centres ressources INTIMAGIR, ce sont des centres ressources à
destination des personnes en situation de handicap, de leurs proches et des
professionnels qui concernent à la fois la vie affective et sexuelle, l'intimité, le
soutien à la parentalité et la lutte contre les violences. On va être amené à prendre
en compte des personnes qui nous appellent au niveau de la permanence
téléphonique, ça peut être des familles, des proches aidants et aussi des personnes
en situation de handicap elles - mêmes, des professionnels, avoir des activités en
termes d'événements sur les territoires, donc on va pouvoir participer à des forums,
on va faire des actions de sensibilisation, d'information.
On sait qu'on est souvent le premier relais des personnes. Souvent, c'est la première
fois qu'elles vont exprimer les questions qu'elles ont, les interrogations. En premier
lieu, on pense à la contraception, tout ce qui touche aux règles, la masturbation, les
pratiques sexuelles, les fantasmes, ça, on peut vraiment l'aborder. Mais ce qu'il faut
vraiment comprendre, c'est que les centres INTIMAGIR sont fait pour accueillir
toutes les questions possibles. Il n'y a pas de censure à avoir. J'ai une question liée
à la sexualité handicap, je peux appeler le centre INTIMAGIR et en face j'aurai une
oreille bienveillante qui pourra entendre ma question et me répondre au mieux. Si tu
ne veux pas appeler, tu peux envoyer un mail, passer par l'écrit, c'est parfois plus
simple, tu peux demander à rencontrer directement les personnes de manière
physique. On a enfin créé des lieux qui pourront répondre à ces questions-là. Donc
vas-y, fonce !

Pourquoi une rubrique « Vie intime, consentement et parentalité » ?  

Informer sur des sujets liés à la parentalité, à la vie intime, affective et sexuelle des personnes en situation de handicap

Les sujets liés à la parentalité, à la vie intime, affective et sexuelle sont encore trop peu abordés. Mon Parcours Handicap propose des éléments de réponses dans cette nouvelle rubrique et invite les personnes à contacter les centres ressources INTIMAGIR de leur région.   

Pour témoigner et échanger autour de ces sujets  

De nombreuses personnes en situation de handicap et leurs aidants témoignent de la nécessité d’informer et d’accompagner sur ces questions parfois encore taboues.  

« Quand on est une femme en situation de handicap, c’est comme si notre vie sexuelle n’existait pas », affirme Sandrine Ciron, fondatrice de Parisienne Jolly, atteinte d’une infirmité motrice cérébrale.    

Michaël Jérémiasz, chef de mission pour les Jeux Paralympiques de Paris 2024 et ancien champion paralympique de tennis-fauteuil, fait part des difficultés rencontrées à la naissance de son premier enfant : « il m’a fallu plusieurs mois avant de pouvoir sortir de chez moi et trouver des réponses à mes questions : comment porter mon bébé et le mettre dans la voiture ? Où trouver une poussette adaptée à mon fauteuil roulant ? ».     

La question du consentement est aussi primordiale. Céline Poulet, secrétaire générale du comité interministériel du handicap (CIH) rappelle que : « les violences sexistes et sexuelles touchent davantage les femmes et les enfants en situation de handicap ».     

Co construire pour mieux répondre aux attentes des personnes en situation de handicap      

Des personnes en situation de handicap, issues de la communauté Mon Parcours Handicap, ont été associées à la conception des contenus (identification des sujets, compréhension des articles...).

Et cette rubrique a été développé avec l’appui du secrétariat général du Comité interministériel du handicap (CIH) et des représentantes notamment :  

  • des agences régionales de santé ;    
  • des centres ressources INTIMAGIR ;   
  • du Planning familial ;
  • du dispositif Handigynéco, ;  
  • de l’association des accidentés de la vie (FNATH) ; 
  • de l’association francophone des femmes autistes (AFFA) ;
  • de l’association Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir (FDFA) ;
  • et de l’Institut Mutualiste Montsouris (IMM).

Communiqué de presse 2023 : lancement de la rubrique Vie intime, consentement et parentalité

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