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Que faire après l’école élémentaire ou le collège ?

Publié le 08/10/2021 ‐ Mis à jour le 10/11/2022

Votre enfant est sur le point de terminer sa scolarité à l’école élémentaire ou au collège ? Vous vous demandez ce qu’il peut faire après ? Plusieurs possibilités de poursuite d’études s’offrent à lui tout en tenant compte de ses aptitudes et/ou de ses capacités, de son handicap et des décisions d'orientation prises par la commission départementale des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

Le point sur les possibilités d’orientation après l’école élémentaire et après le collège !

1) Quelles sont les possibilités d’orientation après l’école élémentaire ?

Votre enfant est en classe de CM2, à l’issue du dernier conseil de classe, il pourra être orienté :

  • vers un établissement scolaire :
    • en classe avec les autres collégiens en bénéficiant éventuellement d'aménagements pédagogiques, d'aides spécifiques, prévus dans le projet personnalisé de scolarisation (PPS) ;
    • ou au sein d'une unité localisée pour l'inclusion scolaire (Ulis) s'il a besoin d'une organisation pédagogique spécifique ;
  • vers l’enseignement général et professionnel adapté : en section d'enseignement général et professionnel adapté (segpa) ou en Erea (établissement régional d'enseignement adapté), si votre enfant présente des difficultés scolaires importantes et persistantes auxquelles les actions, d'aide et de soutien n’ont pu remédier ;
  • vers un établissement médico-social adapté à son handicap s’il a besoin d’un accompagnement nécessitant une prise en charge médicale renforcée (à noter : l’orientation vers un établissement médico-social, nécessite une décision de la CDAPH).

À savoir

Au collège, les classes de 3e dites « prépa-métiers » ont pour vocation d'accompagner les élèves dans la construction de leur projet d'orientation, en particulier vers la voie professionnelle. À l'issue de la classe de quatrième, tout élève volontaire poursuivant sa scolarité en classe de troisième peut demander son admission en classe de troisième « prépa-métiers ». En complément des enseignements généraux, cette classe permet de renforcer la découverte des métiers et des formations professionnelles par un enseignement spécifique et des stages en milieu professionnel.
Pour en savoir plus sur la 3e prépa-métiers, consultez le site de l’Onisep.

2) Quelles sont les possibilités d’orientation après le collège ?

Durant toute sa scolarité au collège, votre enfant va construire son parcours d’orientation scolaire et professionnel avec l’appui de la communauté éducative, et en particulier, de son professeur principal. Pour l’accompagner dans son orientation et lui permettre d’effectuer des choix adaptés à sa situation et ses attentes, un volume horaire dédié à l’orientation, comportant notamment des rencontres avec des professionnels, des visites d’établissements scolaires, des journées portes ouvertes, des stages en entreprise, un apprentissage à la recherche d’informations sur les formations et les métiers, est prévu dans son emploi du temps (36 heures en classe de 3e). Cet accompagnement à l’orientation va également lui permettre d’établir un bilan de ses motivations, de ses intérêts et de ses capacités.

L'année de 3e est jalonnée de moments forts pour l'orientation en vue de la poursuite de la scolarité au lycée : entretien personnalisé avec le professeur principal, choix d'une voie d'orientation et vœux d'affectation dans un établissement scolaire, inscription en lycée. Votre enfant va devoir préciser son projet personnel en tenant compte du circuit dans lequel il va poursuivre sa scolarité :

  • le circuit scolaire qui comporte plusieurs voies de formation : générale, technologique ou professionnelle. La voie professionnelle peut être poursuivie :
    • sous statut scolaire en lycée ou, si votre enfant présente des difficultés scolaires importantes et persistantes, en établissement régional d’enseignement adapté (Erea) ou en lycée d'enseignement adapté (LEA),
    • ou bien sous statut d’apprenti en unité de formation en apprentissage (UFA), en lycée ou en centre de formation d’apprentis (CFA) ;
  • le circuit médico-éducatif : une formation préprofessionnelle et professionnelle au sein d’un institut médico-éducatif (IME) ou d’une section d’initiation et de première formation (SIPFP) peut être proposée, sur décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) aux élèves déficients intellectuels, avec ou sans troubles associés, ou présentant des troubles envahissants du développement, dont l'autisme. Les décisions d’orientation vers ces formations sont prononcées par la maison départementale de la personne handicapée (MDPH) qui fixe la durée de l’accompagnement, après évaluation des besoins par la CDAPH. À réception de la notification, la famille prend contact avec l’IME ou la SIPFP.

En classe de 3e, votre enfant doit choisir entre l’une des trois voies d’orientation possibles après le collège :

  • une seconde générale et technologique pour préparer à l’issue de la classe de seconde un baccalauréat général ou un baccalauréat technologique en 3 ans ;
  • une seconde professionnelle pour préparer un baccalauréat professionnel en 3 ans qui comprend 18 à 22 semaines de stages pour la durée de la formation. Lors des vœux d'orientation, les élèves choisissent parmi les familles de métiers ou les spécialités du bac professionnel. 14 familles de métiers sont proposées en seconde professionnelle. Si votre enfant s’oriente dans cette voie, après son baccalauréat professionnel, il peut tout à fait poursuivre des études supérieures ;
  • une première année de certificat d’aptitude professionnelle (CAP) : le CAP dure 2 ans et comprend 12 à 16 semaines de stages. Il existe environ 200 spécialités. Si votre enfant s’oriente dans cette voie, une fois son CAP validé, il a la possibilité de rejoindre un baccalauréat professionnel s’il ne souhaite pas rentrer tout de suite dans la vie active.

Quel que soit le handicap de votre enfant, la procédure d’orientation en fin de classe de 3e relève du droit commun sans aucune exclusion de filières.

À savoir

Selon sa situation, si votre enfant bénéficie d’un PPS, il peut bénéficier, sur la base des décisions prises par la CDAPH en réponse à ses besoins, d’une scolarisation collective et intégré une unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) au lycée comme en lycée professionnel.

Parmi les critères à prendre en compte pour faire les bons choix, tout en tenant compte du handicap de votre enfant : les secteurs d’activités et types d’apprentissage qui l’intéressent, sa préférence pour des études longues ou courtes. Votre enfant peut s’orienter vers :

  • la seconde générale et technologique après la 3e s’il :
    • s’épanouit dans les matières générales,
    • a des évaluations scolaires permettant de réussir dans cette voie,
    • a un projet demandant de passer par un bac technologique ou général ;
  • la seconde professionnelle ou un CAP s’il :
    • a une préférence pour l’enseignement technique et professionnel plutôt que généraliste même si parmi les enseignements il y a toujours des matières générales comme le français, les mathématiques et une langue vivante,
    • veut rentrer à court ou moyen terme dans la vie active,
    • a un projet professionnel ou d’études réalisable grâce à ce diplôme.

À savoir

  • Si votre enfant envisage de s’orienter vers la voie professionnelle, une visite médicale est recommandée lors de sa classe de 3e ;
  • Il est possible de préparer un bac professionnel ou un CAP en alternance à partir de 16 ans. Si votre enfant a 15 ans, il doit alors au moins avoir validé la 3e.
  • Si votre enfant souhaite préparer un bac professionnel ou un CAP en apprentissage, vous devez vous rapprocher du centre de formation d’apprentis (CFA) assurant la formation envisagée et trouver un employeur.

Pour en savoir plus sur la formation en apprentissage, consultez sur la plateforme Mon Parcours Handicap la rubrique « Formation en alternance » ainsi que le site de l’Onisep.

Pour tout savoir sur l’orientation du collège au lycée, consultez le site du ministère chargé de l’Éducation nationale.

Pour accéder à toutes les informations et à tous les conseils utiles aux élèves de 3e avant leur entrée au lycée, consultez le site Quand je passe le bac de la 3e aux études sup.

3) Quelles sont les possibilités d'orientation dans l’enseignement agricole ?

Vous pensez que l’enseignement agricole ne forme que des agriculteurs ? Faux ! La filière agricole offre une palette de plus de 200 métiers. Sous tutelle directe du ministère chargé de l'Agriculture, l'enseignement agricole offre une variété de parcours de formation et prépare à la diversité des métiers du vivant, de la terre et de la nature. Production, transformation, aménagement ou services, du CAP au diplôme d'ingénieur, les formations sont variées et présentes à tous les niveaux, dans l’enseignement général, technologique ou professionnel, et du bac +2 au doctorat dans l’enseignement supérieur. De la culture à l'élevage en passant par l'agroéquipement, des métiers liés à l'eau, à l'environnement ou aux services à la personne... les débouchés ne manquent pas.

Le nombre d’élèves et d’étudiants en situation de handicap scolarisés dans l'enseignement agricole est en forte progression. Les lycées agricoles accueillent des élèves dès la 4e.

En classes de 4e et de 3e d’enseignement agricole, en plus des cours généraux (mathématiques, français, histoire-géographie), les élèves suivent des cours pratiques (étude de cas, projets à réaliser…).

Après la 3e d’enseignement agricole, en fonction de leur projet professionnel, de leur dossier scolaire et de leur handicap le cas échéant, les élèves peuvent s’orienter vers :

  • la seconde générale et technologique ;
  • la seconde professionnelle vers un bac professionnel.

Les parcours suivent le même schéma que ceux de l’Éducation nationale.

Les lycées d’enseignement agricole proposent certains enseignements originaux :

  • en classe de seconde générale et technologique, un enseignement optionnel d’écologie-agronomie-territoires-développement durable ;
  • en classe de première et de terminale générale, un enseignement de spécialité « biologie-écologie » ;
  • en classe de première et de terminale technologique, une série « sciences et technologie de l’agronomie et du vivant (STAV) ;
  • en voie professionnelle, des spécialités variées de bac professionnel et de CAP des services et de la production agricole.

Leur bac en poche, les élèves peuvent poursuivre leurs études en BTS, en IUT, à l’université ou dans des écoles spécialisées pour accéder à différents métiers (ingénieur, cadre…).

En choisissant d’intégrer un lycée d’enseignement agricole en 4e ou au lycée, votre enfant peut faire le choix d’études courtes comme longues en :

  • formation initiale sous statut scolaire ;
  • formation initiale par apprentissage ;
  • formation professionnelle continue.

Pour en savoir plus sur la voie de l’enseignement agricole, les formations, les métiers et les établissements, consultez le site « L’aventure du vivant » du ministère en charge de l’Agriculture.

Et pour en savoir plus sur les formations, les diplômes et les certifications en établissements publics d'enseignement agricole, consultez le site educagri.

4) Quelles sont les étapes du projet d’orientation et d’affectation en classe de 3e ?

1re étape : réfléchir au projet d’orientation

D’octobre à décembre, votre enfant et vous-même devez :

  • vous informer sur les différents circuits (générale ou technologique, professionnelles, enseignement adapté, enseignement agricole) ;
  • vous entretenir avec le professeur principal pour faire un point précis. Un psychologue de l’Éducation nationale pourra être associé à cet entretien. Cet entretien a pour objectif de faire le bilan du parcours de votre enfant et de ses possibilités de poursuite d’études.

2e étape : indiquer les intentions d’orientation

Entre janvier et mars, vous devez vous connecter au « téléservice Orientation », ou renseignez la fiche de dialogue remise par le collège, pour exprimer les intentions d’orientation (seconde générale et technologique, seconde professionnelle, première année de CAP) pour votre enfant.

3e étape : faire les demandes d’orientation et d’affectation

En mai, vous devez indiquer les choix définitifs d’orientation pour votre enfant en vous connectant au « téléservice Orientation » ou en renseignant la fiche de dialogue remise par le collège.

En mai également, vous devez formuler des choix de formation et d’établissements en vous connectant au « téléservice Affectation » ou en renseignant le dossier papier de demande d’affectation. Le téléservice Affectation vous permet de consulter les offres de formation pour chacun des établissements.

4e étape : prendre connaissance de la décision d’orientation

En juin, à l’issue du 3e conseil de classe, l’équipe pédagogique formule une proposition d’orientation en fonction des vœux que vous avez exprimés et des résultats de votre enfant. Celle-ci est validée par le chef d’établissement si elle correspond à votre demande et devient donc une décision d’orientation. Dans le cas contraire, vous participerez à un entretien avec le chef d’établissement et votre enfant.

Attention ! Ne pas confondre décision d’orientation et affectation. La décision d’affectation, c’est le fait d’être accepté dans un établissement.

5e étape : prendre connaissance de la notification d’affectation et inscrire votre enfant

Fin juin-début juillet, consultez la notification d’affection sur le « téléservice Affectation ». Vous pouvez également la demander auprès de l’établissement où est scolarisé votre enfant. Cette notification précise la formation et le lycée où votre enfant poursuivra sa scolarité.

À réception, inscrivez votre enfant dans le lycée indiqué.

Pour en savoir plus sur la démarche d’inscription au lycée, la procédure d'affectation, les conditions d'admission, les modalités d'inscription, consultez le site du ministère chargée de l’Éducation nationale.

Ayez le réflexe !

Tout changement d'établissement nécessite de s'assurer le plus tôt possible de la compatibilité des vœux d'inscription (accessibilité des locaux et de la formation, conditions de transport...) avec la situation de handicap de votre enfant. Pour cela, le mieux est de s'y rendre et de rencontrer l'équipe éducative. Un travail d'anticipation qui permettra de faciliter l'adaptation de votre enfant à son futur lycée.

5) Quelles sont les spécificités à connaître pour les élèves en situation de handicap ?

Comme pour tout élève, l’orientation des élèves en situation de handicap en classe de 3e relève de la procédure d’orientation et d’affectation. Par la suite, les vœux de l’élève en situation de handicap sont traités par la commission d’affectation prioritaire.

  • Si votre enfant est scolarisé en Ulis-collège et qu’il désire poursuivre sa scolarité en Ulis-lycée, il doit solliciter son enseignant référent et le médecin désigné par la CDAPH.
  • Si votre enfant est porteur d'une maladie grave bénéficiant ou non d'un projet d'accueil individualisé (PAI), sa situation va être examinée par une commission médicale placée sous la responsabilité du médecin conseiller technique auprès du directeur de l'académie.
  • Si votre enfant formule une demande de dérogation au secteur géographique et qu’il a une reconnaissance officielle de son handicap, il peut bénéficier d’une priorité. Une priorité peut aussi lui être attribuée s’il nécessite une prise en charge médicale particulière à proximité de l’établissement demandé.
  • S’il est fait mention d’un établissement dans le PPS de votre enfant, il y est prioritairement affecté.

En fonction de sa situation de handicap, votre enfant peut bénéficier de différentes mesures de compensation du handicap. Que votre enfant soit scolarisé dans un établissement de l’Éducation nationale ou de l’enseignement agricole, public ou privé sous contrat, les aides accordées (matériel adapté, aide humaine…) découlent des notifications délivrées par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui siège au sein de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). S'il bénéficie d’un PPS ou d’un PAI ou d’un PAP, il peut aussi bénéficier d'aménagements d’épreuves pour ses examens.